Le Japon

 

Le Japon, Pays du Soleil Levant

 

 
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Le Japon a une histoire qui remonte à des milliers d’années. Les scientifiques pensent que les japonais descendent de plusieurs groupes ethniques qui ont migré à partir de la Chine et de la Corée.
Les îles japonaises ont été habitées par des pêcheurs, des chasseurs et des fermiers.

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Il y eu très rapidement des luttes pour la possession de territoire et le pouvoir. Des seigneurs luttèrent les uns contre les autres, devinrent de véritables dynasties règnantes. C’est par ce biais, que naquirent les samuraïs, combattant pour leur seigneur respectif. Les luttes durèrent durant des siècles.

Le 8 Juillet 1853, des bateaux américains brisent deux siècles et demi d’isolationnisme Japonais. Comme ils l’avaient fait avec la Chine, les puissances occidentales obligent le Shogunat à passer des traités commerciaux leur ouvrant les ports Japonais. D’autres nations (Angleterre, Hollande, France) ne vont pas tarder à suivre.
La réaction d’une grande partie de la population est hostile à ces changements et proclame le « Sonnô Jôi » (honorons l’Empereur et expulsons les barbares »).

Mais cette modernisation du Japon suit son chemin et provoque la fin de ces périodes de combat et la disparition des samuraïs et des seigneurs féodaux et militaires.

Le modernisme fait donc son entrée au Japon. Le commerce prend une place importante dans la vie du japonais et l’économie fait un bon en avant. Les nippons sont à la pointe de la technologie. Ils produisent beaucoup, à des coûts moins élevés et l’exportation devient un point crucial de l’économie japonaise. Toutefois, L’économie du Japon vit depuis 1992 sa plus grave crise de l’après-guerre. Abandonnant sa place d’économie la plus dynamique du monde, le Japon se trouve, aujourd’hui, à la traîne des pays occidentaux.

Le Japon compte 126 millions d’habitants en 2002, soit deux fois la population française. Du fait de son territoire exigu, la densité nationale de la population atteint le record de 331 Habitants au Km2 à comparer avec les 95 habitants au Km2 en France. Mais ce chiffre augmente encore dans la région de Tokyo où sont concentrés 30 millions d’habitants (Tokyo-Yokohama-Kawasaki)
La courbe de la population japonaise est celle d’un pays âgé. L’espérance de vie la plus élevée au monde (84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes) combinée à une baisse de la natalité, fait que la population du Japon va commencer à baisser vers 2020. A cette date 25% de la population aura plus de 65 ans.


Mode de vie japonaise

 

Actuellement, les japonais vivent à l’européenne mais n’ont pas pour autant oublié leur culture et leurs origines.

 

La religion

 

Le Japon a deux religions principales, le shintoïsme et le bouddhisme.
Bien qu’un grand nombre de personnes disent aujourd’hui qu’elles n’ont aucune croyance particulière, la plupart suivent aussi bien les rites et coutumes shintoïstes que bouddhiques.

Par exemple, la plupart des cérémonies de mariage sont conduites suivant les rites shintoïstes, tandis que les funérailles suivent habituellement les pratiques bouddhiques.

La religion shintoïste est native du Japon. Le torii est le signe le plus caractéristique annonçant un sanctuaire shintô. La structure se compose de quatre poutres, dont deux verticales maintenues écartées près du sommet par une entretoise.

 
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Le torii franchi, l’espace environnant devient territoire sacré, notamment le temple et ses jardins.

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L’histoire du bouddhisme commence en Inde et celui-ci est arrivé au Japon (via la Chine et la Corée) au milieu du VIème siècle. Le christianisme a été introduit au Japon par des missionnaires espagnols et portugais au milieu du XVIème siècle, mais les chrétiens forment seulement un faible pourcentage de la population.

Aujourd’hui, en plus des temples bouddhiques et shintoïstes, il existe des communautés et lieux de culte pour les catholiques, les protestants, les chrétiens orthodoxes, les mormons, les juifs, les hindous, les musulmans et les fidèles d’autres religions.

 

L’art de vivre – l’étiquette japonaise

 

Les anciennes valeurs japonaises sont toujours de mise : la courtoisie, l’honneur, la loyauté, la docilité …

C’est ainsi que la politesse prend une place importante dans la vie du japonais. Sa conduite doit être irréprochable, que ce soit dans la vie professionnelle et/ou dans la vie familiale.
Cette conduite polie relève de deux facteurs principaux : les rapports hiérarchiques et le souci des autres. La conduite attendue de chacun est généralement fonction de distinctions de rang qui se fondent sur l’âge, le sexe et l’ancienneté.
Le recours au langage honorifique (kei go) est un aspect important de la politesse japonaise, le Kei go modifie aussi bien la syntaxe que le vocabulaire (qui possàde divers termes d’adresse – sous la forme de suffixes pour les personnes- appropriés à chaque niveau de langue). Il existe ainsi le langage de respect, le langage d’humilité et le langage de politesse, suivant les circonstances de vie.

Il existe des règles et des conventions concernant la disposition et la décoration d’une pièce, la façon de s’habiller, l’emballage et la présentation des cadeaux ainsi que la consommation de nourriture et d’alcool.

On est invité à retirer ses chaussures avant d’entrer. L’invité ayant le rang le plus élevé s’assoit dans la partie honorifique de la pièce. Les autres personnes prennent place, à sa suite, par ordre décroissant d’importance. Comme il est poli de faire montre de modestie, l’attribution des places ne manque pas de donner parfois lieu à des échanges animés.
Une salutation appropriée peut aussi précéder l’acceptation du coussin qui vous est proposé. L’offre d’un cadeau doit être accompagnée d’un commentaire dépréciatif, (« cela ne vaut rien »), de même que l’hôte ou l’hôtesse s’excuse de n’avoir « rien du tout » à offrir, juste avant de servir un copieux repas.

Les geishas

 

La geisha est une femme versée dans l’art de plaire et de distraire. Il ne faut pas pour autant voir dans la geisha une femme de petite vertu.

Cette profession se transmettait de mère en fille. Les futures geishas quittaient leurs parents pour aller dans une okiya (école de geisha) où elles suivaient leur formation.

Elles étaient ainsi versées dans l’art de la musique, de la danse … La geisha ne pouvait pas se marier.

Leur visage était peint en blanc, leur bouche en rouge vif et leur cou rayé de traits rouges.

Aujourd’hui encore, de jeunes japonaises suivent une formation pour devenir geisha.

 

L’Ikebana

 

L’ikebana est une tradition d’art floral qui remonte à plus de treize siècles. Le Japon a reçu l’art floral de la Chine au début du VIIème siècle. C’est un art japonais qui consiste à disposer des fleurs (et des éléments végétaux en général) dans un vase ou sur un support, de créer une composition asymétrique, simple, sobre en utilisant l’élégance de la nature. Ce n’est pas simplement un art décoratif. L’Ikebana est chargé d’une philosophie.

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Comme l’art des jardins japonais, l’art floral qu’est l’ikebana doit apporter harmonie et quiétude à l’individu.

Le bonzaï

 

Cet art serait originaire de la Chine et remonterai à 1500 ans.

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On pense que ces arbres étaient à l’origine des arbres sauvages que les habitants des régions montagneuses prélevaient de leur milieu naturel pour les rempoter afin d’orner leur jardin.
Les conditions climatiques et les mauvais traitements par les animaux domestiques les ont rendus nains.

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Un bonzaï doit être parfait. Il relie le ciel et la terre et est, pour les japonais, le symbôle de l’éternité puisqu’il se transmet de génération en génération. Certains bonzaïs ont plusieurs centaines d’années.

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Façonner un bonzaï est un art qui s’apprend.

 

Le jardin japonais

 

Les japonais sont amoureux de leur jardin qui doivent leur inspirer calme et beauté, dans un style dépouillé et très étudié. Il représente l’harmonie avec la nature. Pénétrer dans un jardin japonais, c’est, pour l’homme, une façon de retrouver un environnement susceptible de donner quiétude et harmonie à son âme troublée par le rythme rapide de la vie moderne.

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Tout dans ce lieu est propice à la réflexion. On y vient pour méditer, pour se recueillir, pour sentir et admirer la beauté de la pierre, de l’eau, des plantes et des différents éléments architecturaux qui le composent. On y vient pour admirer le mouvement lent des carpes Koï cachées à l’ombre des grandes feuilles de nénuphars comme pour contempler le reflet du soleil ou de la pluie sur les pierres multicolores ou encore pour écouter le murmure de l’eau qui danse, rieuse à travers les rochers des cascades.

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Le bruit du vent dans les feuilles, le ruissellement de l’eau, un groupement de pierre, le sable fin, l’étang, les arbustes et les fleurs… Chaque détail a son importance.

 

Le Fujiyama

 

C’est le volcan le plus important du Japon. Il est vénéré par les japonais de tradition Shintô, sous le nom de Fujisan, qui en faisaient l’ascension, à pied, en pélerinage aux différentes chapelles qui en jalonnent l’ascension. Cette pratique était autrefois interdite aux femmes.

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Maintenant, ce volcan éteint depuis 1707 et donc le sommet culmine à 3776m est accessible jusqu’à 2600m en télécabine et les derniers 1000m à pied se font à pieds, durant une randonnée d’environ 5 heures.

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Chaque 26 août, il y a une retraite aux flambeaux progressant entre les chapelles Shintô et chaque 31 décembre, nombre de japonais montent sur le mont Fuji pour apercevoir les premiers rayons du soleil de la nouvelle année.

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