Le Bushido

  

Le Bushido

 

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Le code de vie et d’honneur du samuraï :

le code Bushido.

 

Le samuraï était un combattant rude, rompu à la souffrance physique, résigné devant le sort, préparé à mourir pour accomplir son devoir. Il était, dans la conscience japonaise, l’homme parfait, accompli, éduqué au point de mépriser la mort, d’ une fidélité totale à ses engagements personnels et vis-à-vis du clan dans lequel il était inséré.

L’existence des samuraïs était réglée par un profond sens du dépouillement et par des moeurs frugales. Au combat, ils devaient faire preuve de solidarité, d’honneur et de bravoure, voire d’héroisme. (voir Bushido)


Le Bushido (voie du guerrier) est influencé par
:

  • le bouddhisme zen, pour l’autodiscipline, une sereine confiance dans le destin et un esprit de soumission à l’inévitable. Là se trouve l’acceptation stoïque du danger et de ses conséquences, le dedain de la vie.
  • Le shintoïsme pour sa notion de la loyauté au suzerain, le culte des ancêtres et le patriotisme.
  • Le zen pour :
      • le Gi (bonne décision),
      • le Yu (courage),
      • le Jin (amour de son prochain),
      • le Rei (courtoisie),
      • le Makoto (sincérité),
      • le Melyo (honneur),
      • le Chuto (loyauté).


7 grands principes sont repris dans la voie du guerrier
:

  • Le courage;
  • La compassion;
  • L’honnèteté et la justice;
  • L’honneur;
  • La loyauté;
  • La politesse;
  • La sincérité.

Ainsi donc, rien n’était plus repoussant pour un Samuraï que de traiter en secret et d’agir par traitrise. La rectitude est le précepte le plus incontestable du Bushi, la colonne vertébrale qui lui donne fermeté et stature.

Le mensonge était considéré comme de la lâcheté et était déshonorant pour le samuraï et les siens.

 

Règles du Bushido.

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Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre et mourir quand il est juste de mourir.

Songer à la mort avec la conscience vive qu’il existe l’honneur du samuraï, peser chaque parole avant de la prononcer. Se demander, avant de répondre, si ce que l’on a à dire est vrai.

Manger avec modération, éviter la volupté.

Connaissance de la vertu, du respect des parents comme étant la tige de son propre corps. Se conduire en fils et en sujet fidèle.

En temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter, s’il le faut, au devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie.

Le samuraï, où qu’il dorme, ne doit pas avoir les pieds tournés vers le logement de son suzerain. De même, il ne peut s’exercer au tir à l’arc dans la direction de la demeure de son maître.

Si à la guerre un samuraï perd le combat et s’il est obligé de livrer sa tête, il manifestera hardiment son nom à l’appel de l’ennemi et mourra en souriant.

Etant gravement blessé, si gravement qu’aucune chirurgie ne puisse le sauver, le samuraï parlera correctement à ses supérieurs et mourra avec sang-froid, se rendant compte de l’état de sa blessure.